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1100 formations pour les demandeurs d’emploi d’ici fin 2013

| Publié le 12 septembre 2013 | Dernière mise à jour le 16 septembre 2013
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Conformément à la feuille de route actée à l’issue de la conférence sociale de juin dernier, l’État, le Conseil régional et les partenaires sociaux ont organisé le 6 septembre à la Préfecture d’Orléans une grande réunion régionale de mobilisation pour l’emploi.
Objectif : faire entrer en formation, d’ici la fin de l’année, 1100 demandeurs d’emploi et les orienter vers des métiers où de nombreux postes demeurent non pourvus.

Dans le cadre du plan national « 100 000 formations prioritaires pour l’emploi », cette réunion a permis d’identifier, par bassin d’emploi et par secteurs, les formations à mettre en œuvre en région. Les initiateurs de cette mobilisation régionale ont loué le pragmatisme de la démarche prônée par le gouvernement qui les a conduits dès le début de l’été à s’investir pour sa réussite.
Résultat : plus de 180 actions collectives de formation ont été arrêtées dans des secteurs dits « en tension » : BTP, transport-logistique, mécanique, arboriculture/viticulture, commerce, services à la personne…
« Au total près de 5,5 millions d’euros vont être investis d’ici la fin de l’année, en complément des mesures déjà existantes, pour mener à bien cette opération au plan régional » souligne Patrice Greliche, directeur régional de la DIRECCTE Centre (Voir encadré).

Des formations courtes et sur mesure

Ces formations sont conçues, en lien direct avec les postes à pourvoir. « Leur durée sera dans l’ensemble assez courte » précise Jean-Marc Vermorel, directeur régional de Pole emploi. « Cela peut aller d’une dizaine de jours pour préparer un certificat à la conduite d’engins de chantier, à 3 mois voire 6 mois au plus ».
La préparation opérationnelle à l’emploi (POE), dispositif mis en œuvre par Pôle emploi depuis 2011, sera notamment utilisée car elle permet aux demandeurs d’emploi d’acquérir des compétences qu’ils peuvent mettre directement en pratique lors de leur immersion en entreprise. Guy Baudry, représentant du collège salarié à la COPIRE (*), plébiscite ce type de mesure sous réserve toutefois qu’elle donne accès in fine à une qualification reconnue afin de sécuriser l’employabilité future des bénéficiaires.
De son côté, la Région avait déjà lancé en début d’année un « Fonds réactif emploi-formation » pour mettre en œuvre des formations élaborées en réponse aux besoins de compétences exprimés par les acteurs économiques.
50 actions de formation, représentant 600 places, ont ainsi déjà été définies dans ce cadre. Pour François Bonneau, Président du Conseil régional, il est urgent désormais d’accompagner les organismes de formation dans la mise en œuvre rapide de ces actions ainsi que de faciliter la mobilité des demandeurs d’emploi. En effet, ceux-ci pourront être amenés à suivre une formation dans un autre bassin d’emploi que celui où ils résident.

Valoriser l’attractivité des métiers

Certains secteurs d’activité enregistrant des offres d’emploi non satisfaites doivent aussi faire face à une image parfois dégradée dans le domaine des conditions d’emploi. Patrick Ugart, représentant « employeur » de la COPIRE (*) en est conscient et reconnaît qu’il appartient maintenant aux branches professionnelles de mobiliser les chefs d’entreprises. « Nous avons identifié 2100 emplois à pourvoir immédiatement au niveau régional » indique-t-il. « Ce sont des emplois durables que nous souhaitons satisfaire et il faut que nous fassions passer ce message ».
Car, in fine, lorsque que Pôle emploi aura identifié les demandeurs d’emploi susceptibles d’occuper ces emplois non pourvus, encore faudra-t-il convaincre ces derniers de l’attractivité du métier proposé et s’assurer de leur motivation. « Nous avons pris l’habitude d’organiser des « évaluations en milieu de travail » (EMT) » note Thierry Emelin, directeur d’une société de transports dans le sud de la région. « Les personnes viennent chez nous une semaine pourvoir si le métier leur convient. Seuls les candidats volontaires et motivés entrent ensuite en formation ».
Même constat de la part d’Anne-Catherine Gapin, chargée de l’ingénierie de formation à Constructys Centre, l’OPCA de la construction. « Pour le chantier de la ligne ferroviaire à grande vitesse (LGV) Tours-Bordeaux, 80% des demandeurs d’emploi ayant suivi une formation en alternance ont été embauchés. Mais ce bon résultat a nécessité beaucoup de travail en amont via l’organisation de réunions d’information, de visites de chantier… ».

Les Sous-préfets mobilisés

L’objectif de 1100 entrées en formation d’ici la fin de l’année peut donc paraître ambitieux mais Etat, Région et partenaires sociaux sont plus que jamais prêts à l’atteindre grâce à une coordination et une implication renforcée. « Je vais solliciter les Sous-préfets et leur demander qu’ils rencontrent les chefs d’entreprises des secteurs faisant face à des difficultés de recrutement » annonce Pierre-Etienne BISCH, Préfet de la région. « Il convient en effet de définir plus en détail les types de postes à pourvoir ».
Sans oublier que parallèlement à cet effort de formation sans précédent, le déploiement des dispositifs d’accès à l’emploi (emplois d’avenir, emplois aidés, contrat de génération…) se poursuit à travers la mobilisation des services publics de l’emploi locaux (SPEL).

(*) : COPIRE : Commission paritaire interprofessionnelle régionale pour l’emploi.

En savoir plus :

Le coût du dispositif « 100 000 formations prioritaires pour l’emploi »

En région Centre, près de 5,5 millions d’euros seront mobilisés d’ici la fin de l’année pour l’entrée en formation de 1100 demandeurs d’emploi : l’Etat participe à hauteur de 1,7 M d’euros, la Région 1,4 M, Pôle emploi 0,3 M, Agefiph 0,5 M.

Au niveau national, les partenaires sociaux et l’Etat ont dégagés chacun respectivement une enveloppe de 50 millions d’euros pour offrir 30 000 actions de formation supplémentaires à des chômeurs d’ici la fin 2013.

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