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« Accroître le CA à l’export des entreprises régionales »

| Publié le 10 décembre 2015 | Dernière mise à jour le 10 juin 2016
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Président du comité régional des conseillers du commerce extérieur de la France (CCEF), Martin Fraissignes, également directeur général « stratégie et marketing » à l’aéroport de Châteauroux-Déols (36) entame son nouveau mandat avec toujours la même énergie.
Décidé à mieux faire connaître ces hommes et ces femmes qui acceptent bénévolement de mettre leur expérience acquise à l’international au service du développement à l’export des entreprises françaises, il nous présente l’action concrète de la section Centre Val de Loire des CCEF. Interview.

Quelles sont les missions des CCEF ?
Ils ont une quadruple mission. Tout d’abord, ils se doivent de partager leur expérience de l’export avec la jeunesse. Ils interviennent ainsi dans les établissements scolaires ou universitaires pour sensibiliser les jeunes aux métiers de l’international (témoignages, jury, tutorat…).
Ensuite, ils sont amenés à jouer un rôle de parrain auprès de PME désireuses de conquérir des marchés à l’étranger. Ils leur apportent dans ce cadre leur expertise, leur connaissance du ou des pays visés et mobilisent leurs relais et leurs collègues CCEF en France et à l’étranger pour faciliter leurs projets à l’international.
Leur troisième mission consiste à transmettre aux pouvoirs publics, via le service international de la DIRECCTE, des avis ou des recommandations sur des problématiques particulières liées à des pays ou régions françaises ou à des marchés extérieurs spécifiques. En ce sens, ils participent à l’élaboration de la politique française du commerce extérieur. Enfin, ils participent promouvoir l’attractivité de la France dont ils défendent « haut et fort » les couleurs !

Sur quels critères l’Etat choisit-il de nommer en tant que CCEF des cadres ou chefs d’entreprises issus du secteur privé ?
Les 4 000 CCEF actuels, installés en France et dans près de 150 pays, ont été nommés par décret par le Premier Ministre sur la base d’un dossier présenté par le ministre en charge du commerce extérieur instruit par le service international de la Direccte en France et de l’ambassade (service économique) à l’étranger.
Les mandats des CCEF sont de 3 ans renouvelables. Il faut absolument que les personnes pressenties aient une expérience de terrain significative dans l’exportation et le développement international. Mais au-delà, il convient selon moi qu’elles soient motivées et suffisamment disponibles pour s’investir dans leur mission. En effet, en acceptant cette fonction, nous nous engageons bénévolement pour une cause nationale civique et citoyenne : concourir à l’essor des entreprises françaises à l’export. J’en profite d’ailleurs pour lancer un appel à candidatures car plus nous serons nombreux actifs sur le terrain, plus nous impacterons positivement le commerce extérieur de la région. Notre comité compte à ce jour, une vingtaine de conseillers, nous pourrions être le double !

Quelles actions votre comité régional conduit-il envers les jeunes ?
Nous préparons actuellement une compétition théâtrale destinée aux étudiants du commerce international (Université et écoles) qui se déroulera au musée de la magie à Blois le 4 février 2016 et au terme de laquelle les lauréats se verront remettre un trophée qui devrait faciliter leur carrière à l’international. Il s’agira pour les candidats d’improviser des scénettes illustrant des situations vécues par des responsables export à l’étranger. Nous sommes d’ailleurs encore à la recherche de sponsors qui nous aideraient à finaliser le budget de cette manifestation. Le jury sera bien sûr composé de CCEF et de dirigeants d’entreprises.
Par ailleurs, nous soutenons activement le Volontariat International en Entreprises (V.I.E) qui permet à une entreprise de confier à un jeune (jusqu’à 28 ans) une mission professionnelle à l’étranger durant une période modulable de 6 à 24 mois. Une cinquantaine d’étudiants bénéficient d’un VIE actuellement sur la région mais c’est insuffisant et nous nous employons à mieux faire connaître cette mesure qui constitue un outil très efficace pour une PME n’ayant pas toujours en interne les ressources humaines nécessaires pour développer ses exportations. Celle-ci pourrait aussi avoir recours à un cadre export à temps partagé. Ce dispositif qui serait aussi selon moi à promouvoir permettrait à des cadres chevronnés inscrits à Pôle emploi de mettre ainsi à profit leur expérience.

Les entreprises peuvent-elles aussi avoir recours à vos conseils et à votre expertise en tant que CCEF ?
Oui bien sûr. Le 29 septembre dernier, huit d’entre nous avons participé à Orléans au Forum ODYSSEE pour le développement international organisé par la CCI Centre et les partenaires institutionnels (Conseil Régional, Business France, Coface, …) Nous sommes intervenus dans des tables rondes et avons pu échanger dans le cadre de speed networking avec une soixantaine de responsables d’entreprises qui ont pu ainsi bénéficier de notre expérience de pays vers lesquels ils envisagent de s’implanter. Au terme de ces rencontres, nous avons d’ailleurs pu recruter 5 entreprises filleules que nous nous engageons à parrainer dans la durée afin de les aider à bien évaluer le potentiel de leur projet à l’international de telle sorte qu’il ait toutes les chances de réussir. Personnellement, je parraine moi-même deux entreprises dans l’Indre et je consacre à chacune d’entre elles une demi-journée tous les mois et demi.

Quelles sont vos relations avec les autres partenaires régionaux en charge de favoriser le commerce à l’international (BPifrance, Business France, CENTRECO-Centrexport, COFACE, CCI Centre) ?
Tous ces partenaires nous connaissent car nous faisons tous partie de l’équipe de France à l’export, dont nous sommes un « joueur » original et complémentaire.
Par ailleurs, nous participons au comité de pilotage du « Programme régional d’internationalisation des entreprises » et y apportons régulièrement notre contribution.
En fait ce qu’apprécient le plus les chefs d’entreprises que nous parrainons, c’est notre pragmatisme et notre bonne appréhension des contraintes et des leviers propres à chaque pays à travers notre réseau à l’étranger que nous pouvons facilement activer. Et puis, nous partageons avec eux le même pragmatisme qui induit avant tout une culture du résultat : faire le maximum de chiffre d’affaires à l’export !

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