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Contrats aidés en hausse pour le 2ème semestre

| Publié le 30 juin 2015 | Dernière mise à jour le 1er juillet 2015
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Du 1er janvier au 22 juin 2015, 5998 contrats aidés ont été conclus en région Centre-Val de Loire avec des personnes éloignées du marché du travail. Les Emplois d’Avenir destinés aux jeunes sans qualification et les Contrats Initiative Emploi (CIE) dédiés au secteur marchand enregistrent un très bon taux de réalisation (100%) à ce stade du 1er semestre. Par contre, il semble plus difficile de convaincre les employeurs du secteur non-marchand (associations, collectivités, …) de signer un Contrat d’Accompagnement dans l’Emploi (CAE) en dépit d’une aide financière de l’Etat comprise entre 60 et 80% du SMIC.

Les contrats aidés prescrits sur la région s’avèrent être de bonne qualité. Tout d’abord, ils touchent très majoritairement leur cible : 82% des Emplois d’Avenir (EAv) sont des jeunes de niveau V (BEP, CAP) ou infra et la part des demandeurs d’emploi de longue durée ayant signé un CAE ou un CIE est respectivement de 83% et de 74%.
Ensuite, leur durée est suffisamment longue pour laisser le temps à la plupart des bénéficiaires d’affiner leur projet professionnel, d’acquérir une expérience à part entière et de se former. 57% des EAv ont ainsi été conclus via des CDD de plus de 36 mois ou des CDI, tandis que plus de 8 CAE sur 10 et 6 CIE sur 10 sont d’une durée d’un an minimum.

Au demeurant ces contrats ne sont pas qu’un simple outil de traitement social du chômage. Ils ont bien vocation à être des tremplins vers l’emploi. L’employeur et le prescripteur qui signent un contrat de ce type ont l’obligation de désigner respectivement un tuteur et un référent qui ont un vrai rôle d’accompagnement du salarié. Ce dernier doit pouvoir suivre pendant le temps de travail ou en dehors de celui-ci des actions de remise à niveau, de formation professionnelle ou de Validation des Acquis de l’Expérience (VAE) nécessaires à son projet professionnel. Résultat, selon une étude du ministère du travail [1] le taux d’insertion dans l’emploi des bénéficiaires 6 mois après la fin de leur contrat s’élève à 70% pour les CIE et à 40% pour les CAE.
Pour les Emplois d’Avenir, il est encore trop tôt pour mesurer un tel taux, les premiers jeunes au terme de 3 années de contrat ne devant commencer à quitter le dispositif qu’en fin d’année. Les missions locales, avec le concours des acteurs locaux du service public de l’emploi mettent en place un plan d’accompagnement pour accompagner la sortie du dispositif et permettre un reclassement.

Un secteur non-marchand très sollicité

Au 22 juin 2015, 988 Emplois d’Avenir et 3104 CAE ont été signés dans le secteur non marchand, soit un stock total de 4092 contrats aidés conclus sur ce 1er semestre par des associations, collectivités locales, établissements publics. « Avec l’annonce récente par le gouvernement d’une nouvelle enveloppe nationale de 100 000 contrats aidés supplémentaires [2], il est clair que nous allons devoir redoubler d’effort et de conviction auprès des employeurs de ce secteur » indique Marika Petit, cheffe du service « Accès et retour à l’emploi » à la DIRECCTE Centre-Val de Loire. « Mais chaque département dispose déjà d’une cellule opérationnelle de prospection des employeurs et cela fonctionne plutôt bien.
Les 154 conseillers « relations entreprises » mis en place en avril dernier par Pôle emploi sur la région vont renforcer l’action de ces cellules aux côtés des conseillers des Missions Locales et des CAP emploi. La plate-forme téléphonique de Pôle emploi propose pour sa part chaque mois à de nombreux employeurs potentiels des profils de demandeurs d’emploi éligibles au CAE ou CIE ».
Reste que compte tenu du contexte économique, les associations qui ont vu baisser leurs subventions publiques, ne sont guère enclines à s’engager sur un an ou plus en ayant recours à un CAE ou un emploi d’avenir. Par ailleurs, l’absence d’implication de plusieurs collectivités territoriales ne permet pas de mettre à profit d’importants gisements d’emplois d’utilité collective.
Toutefois « Des contacts ont été pris avec les nouvelles équipes des Conseils départementaux » poursuit Marika Petit. « Nous espérons bien les convaincre de cofinancer à l’avenir davantage de CAE au bénéfice de leurs allocataires du RSA ».

Des objectifs chiffrés pour les quartiers en difficulté

Les habitants des quartiers prioritaires de la politique de la ville (QPV) accèdent insuffisamment à l’emploi et aux dispositifs de la politique de l’emploi. De fait, en région Centre-Val de Loire, seuls 8% de bénéficiaires de CIE et 11% de bénéficiaires de CAE appartiennent à ces quartiers. Ils ne représentent que 13% des jeunes en Emploi d’Avenir.
Face à ce constat, le gouvernement a fixé des objectifs ambitieux afin d’augmenter la part de ce public dans les contrats aidés. En région Centre-Val de Loire, la part de bénéficiaires habitant dans les quartiers prioritaires doit désormais atteindre 12% pour les CAE, 13% pour les CIE et 23% pour les Emplois d’Avenir.
Un nouveau contrat, le contrat CIE Starter, destiné aux jeunes de moins de 30 ans en difficulté d’insertion et notamment aux jeunes des quartiers prioritaires, vient d’être créé. Il permet aux entreprises utilisatrices du secteur marchand de recevoir une aide de l’Etat majorée égale à 45% du SMIC. En région Centre-Val de Loire, ce nouveau contrat semble être bien accueilli puisque 113 entreprises l’ont déjà signé.
Le Rectorat a commencé sa campagne de recrutement de CAE pour la prochaine rentrée scolaire en ciblant les demandeurs d’emploi des quartiers prioritaires dans chaque territoire concerné.

Des objectifs ambitieux pour le second semestre

Les objectifs du second semestre restent importants et plus élevés qu’au 1er semestre portant l’objectif annuel pour 2015 à 8759 CAE, 2800 CIE et 3526 EAv.
Un nouveau taux de prise en charge des CAE à 90% est institué à compter du 1er juillet. Il est réservé aux associations et collectivités n’ayant pas eu de salariés en CAE depuis le 1er janvier 2015.

Tous les acteurs régionaux et locaux de l’insertion professionnelle seront donc plus que jamais mobilisés dans les mois à venir avec un double défi : permettre au maximum de personnes en difficulté d’accéder à un emploi mais aussi accompagner les jeunes sortants du dispositif EAv.

Notes

[1DARES Analyses – novembre 2013 – N°071

[2Annonce de François Rebsamen, ministre du travail, le 1er juin 2015

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