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GPEC-T : 6 actions à l’heure de l’évaluation

| Publié le 14 janvier 2020 | Dernière mise à jour le 16 janvier 2020
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L’évaluation des actions de gestion prévisionnelle des emplois et des compétences territoriale (GPEC-T) conduites sur 6 territoires du Centre-Val de Loire montre leur intérêt au service de l’emploi et des entreprises.


La région Centre Val de Loire se caractérise par la richesse de ses démarches de GPEC-T confortées par l’accord-cadre « appui économie-emploi-formation aux territoires » signé le 17 avril 2015 entre l’Etat, la Région et les partenaires sociaux (CFDT, MEDEF). Une douzaine de projets GPEC-T ont pu ainsi émerger en une quinzaine d’années.
La Direccte Centre Val de Loire a souhaité en évaluer six, financés notamment via le contrat de plan Etat-Région. La plupart visent à faciliter sur un territoire la rencontre entre l’offre d’emploi et les besoins RH des entreprises en développant la connaissance et l’attractivité des secteurs et des entreprises. Le cabinet Amnyos, mandaté pour évaluer ces six actions, a eu recours à un questionnaire en ligne et à des entretiens avec les porteurs de projets et des membres de la cellule d’appui régionale à la GPEC-T.

Faire converger l’offre et la demande d’emploi

« L’objectif a été de valoriser les bonnes pratiques sur ces territoires et de donner des indications utiles aux territoires qui n’ont pas encore de GPEC-T, résume Yaël Auguiac-Tessier, adjointe au chef de service Mutations économiques et développement des compétences à la Direccte. Les évaluations ont montré qu’il n’y a pas de modèle-type de GPEC-T, mais une déclinaison d’actions variées, propres à chaque territoire. Cela fonctionne si tous les acteurs concernés se mettent autour de la table et parviennent à s’accorder sur une série d’actions en réponse aux besoins du territoire. La GPEC-T est une démarche protéiforme, qui prend du temps, mais elle vaut la peine d’être menée à bien, car elle permet de faire bouger les choses et d’aplanir des difficultés pour faire converger l’offre et la demande d’emploi ».

Pénurie de mécaniciens en maintenance industrielle

Le Pays Beauce-Gâtinais en Pithiverais (45) a recruté en août 2018 Corinne Felut pour mieux appréhender les besoins en recrutement à venir des entreprises et préparer des demandeurs d’emploi à y répondre. « Il s’agit d’une démarche complexe, à long terme, sur le prévisionnel des compétences, témoigne cette chargée de mission GPEC-T. Les entreprises apprécient la GPEC-T lorsqu’elles comprennent à quoi elle sert. Pour lutter contre la précarité des emplois saisonniers, nous avons ainsi réalisé une enquête sur les besoins en main d’œuvre des exploitants agricoles. A son issue, nous avons proposé une formation pour permettre à des personnes d’occuper un emploi permanent en poly-maintenance d’installations et d’engins agricoles, et la Région a lancé un appel d’offres pour sa mise en place. Autre exemple, face à la pénurie de mécaniciens en maintenance industrielle, nous avons effectué une enquête et réuni industriels et centres de formation pour que ceux-ci puissent proposer des formations sur-mesure, en adéquation avec les attentes des industriels ».

Vieillissement des salariés des industries de l’Indre

Dans l’Indre, l’action de GPEC-T "Ambition Industrie" vise à répondre aux besoins des seules entreprises industrielles, très impactées par le vieillissement de leurs salariés et qui vont devoir recruter. « Nous avons travaillé en mode projet, indique Catherine Barrault, directrice du service emploi à la Direction de l’Attractivité du territoire et du Développement économique de Châteauroux Métropole. Sous l’impulsion de la Direccte se sont réunis les représentants de Pôle emploi, de la CCI 36, du MEDEF, de l’UIMM, de la Région et de Châteauroux Métropole. Un diagnostic territorial a d’abord été posé, puis des enjeux ont été identifiés et un plan d’actions qui perdure a été établi. Pour qu’une GPEC-T aboutisse, il faut y impliquer d’emblée les entreprises. Or sur les 100 entreprises que nous voulions interroger, 65 ont accepté de répondre, ce qui constitue un excellent résultat. Et nous n’avons pas interviewé que les DRH, mais aussi les chefs d’entreprises eux-mêmes. Nous avons ainsi pu organiser ensemble SMILE, un salon de promotion des métiers de l’industrie, en 2016 et 2018, puis SMART, le salon dédié aux métiers de la maroquinerie, en 2019. Nous avons également lancé Mobi’cadres, un coaching pour cadres en mobilité professionnelle, à la demande d‘entreprises qui déploraient l’absence d’APEC dans l’Indre, ainsi qu’un escape game test à l’intention de responsables de ressources humaines, qui sera prochainement proposé à des demandeurs d’emploi ».

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