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Mobilisation des services publics locaux pour l’emploi

| Publié le 12 octobre 2011
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L’enveloppe supplémentaire de contrats aidés annoncée le 2 septembre par le gouvernement ainsi que les nouvelles mesures pour développer l’alternance (loi "Cherpion" du 28 juillet 2011) vont renforcer l’action des services publics de l’emploi locaux (SPEL) déjà très mobilisés en région Centre.

Réunis le 23 février 2011 par le Ministre du travail, de l’emploi et de la santé, les Sous- préfets se sont vus fixer une feuille de route sans équivoque : animer et dynamiser les SPEL intervenant sur leur bassin d’emploi afin de garantir la cohérence et l’efficacité des actions initiées par les acteurs locaux. Pour remplir cette mission, ils s’appuient sur l’expertise des unités territoriales des DIRECCTE et de Pôle emploi mais sont aussi vivement incités à catalyser toutes les forces vives (employeurs, élus, organisations professionnelles, collectivités…) susceptibles de renforcer l’action du SPEL.
« La Sous-préfète de Nogent-le-Rotrou a réuni en juillet une vingtaine d’entreprises industrielles pour mieux identifier leurs besoins en main d’œuvre et les problèmes d’attractivité qui caractérisent le secteur » précise Monique ANNEDE, animatrice territoriale à l’UT 28 de la DIRECCTE. « On s’aperçoit que les postes à pourvoir sont le plus souvent qualifiés. Il s’agit par exemple de postes de pilote de ligne de montage ou de conducteur de machines automatisées qui nécessitent un niveau de formation au moins équivalent au Bac, voire plus. Suite à ces études de besoins réalisées par le SPEL dans chaque entreprise locale, Pôle emploi a été sollicité pour lancer un appel d’offre de formation pour élever les compétences des demandeurs d’emploi en lien avec ces offres de recrutement ».

Accompagner les chômeurs de longue durée

En Eure et Loir, deux objectifs prioritaires ont été retenus par les SPEL et structurent leurs interventions sur les quatre zones d’emploi. Tout d’abord, remobiliser les chômeurs de longue durée, avec bien sûr l’appui de Pôle emploi, qui s’est engagé à recevoir tous ceux qui n’ont pas du tout travaillé depuis 12 mois et à leur offrir un accompagnement renforcé. Une nouvelle prestation intitulée « Destination emploi » orientée vers le placement direct ou l’accès à des parcours d’adaptation à l’emploi (formation préalable au recrutement, contrat de professionnalisation…) leur est notamment proposée. Mais pour en bénéficier, ils doivent avoir un projet d’emploi défini et accessible et ne pas être aux prises avec des problèmes susceptibles d’entraver leur retour à l’emploi (difficulté de logement, endettement, problème de santé…).

Développer l’alternance

Seconde priorité : intensifier le pilotage du plan de développement de l’alternance lancé sur le département dès la fin de 2010. « Nous avons réuni ce matin à Chartres tous les OPCA pour voir avec eux comment accroître le recours aux contrats de professionnalisation (CP) » poursuit Monique ANNEDE. « Dans notre département, les CP sont surtout concentrés dans la grande distribution, le commerce, le tertiaire avec les banques. Beaucoup d’autres secteurs, l’industrie entre autre et le bâtiment, pourraient y avoir d’avantage recours ».
Le Préfet d’Eure et Loir a également invité la trentaine d’entreprises locales de plus de 250 salariés pour leur présenter le nouveau système de bonus malus qui leur sera appliqué dès 2012 pour leur contribution supplémentaire à la taxe d’apprentissage (1).
D’autre part, des conventions de partenariat sont en cours d’élaboration entre les Missions locales (ML) et les trois Centres de formation d’apprentis (CFA) du bassin qui s’engagent à informer les jeunes suivis par les ML sur les métiers préparés et à signaler aux prescripteurs les places disponibles au sein de leurs établissements.

S’appuyer sur les entreprises en essor

Autre sujet d’intervention pour les SPEL : la mise en place d’une gestion territoriale des emplois et des compétences (GTEC). « Sur Vendôme, la phase de diagnostic socio-économique du bassin d’emploi a été confiée au cabinet Altedia qui dispose d’un outil pour identifier les compétences détenues par les salariés ainsi que celles disponibles parmi les demandeurs d’emploi inscrits à l’agence locale » précise Evelyne POIREAU, responsable du Pôle « Entreprises, emploi et économie » à l’UT 41 de la DIRECCTE. « Ce diagnostic prospectif doit conduire ensuite à la mise en place d’un dialogue territorial avec tous les acteurs (chefs d’entreprises, syndicats de salariés, élus…) pour co-élaborer un plan d’actions le plus en phase possible avec les besoins du territoire. A titre d’exemple, peuvent être mises en œuvre des actions de formation ou d’aides au recrutement ».
Parfois, les Sous-préfets tentent aussi de construire des actions qui s’appuient sur des opportunités de développement (implantation d’entreprise ou extension, grands travaux…). Ainsi, à Orléans, le SPEL développe une offre de service qu’il mobilise au profit d’entreprises en plein essor (100 recrutements en CDI et un millier d’intérimaires pour AMAZON) ou dans le cadre de chantiers importants : construction de la seconde ligne de tramway et du nouvel hôpital.
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Un pilotage renforcé

Au final, cette mobilisation des acteurs locaux pour l’emploi commence semble-t-il à porter ses fruits. Bertrand MARTINOT, Directeur général à l’emploi et à la formation professionnelle, a félicité les Sous-préfets réunis le 12 septembre dernier pour leur bonne implication qui a d’ores et déjà permis de mieux articuler l’action locale de chaque partenaire et de mutualiser certaines initiatives (forums locaux pour l’emploi et l’alternance, plates-formes regroupant toutes les offres d’emploi…). De fait, 80% des SPEL se réunissent chaque mois et tous ont défini des plans d’action assortis d’indicateurs de suivi. L’importance d’un pilotage rigoureux a d’ailleurs été rappelée lors de cette réunion nationale et les Préfets de région sont particulièrement attentifs à trois indicateurs prioritaires définis par la DGEFP : le nombre de demandeurs d’emploi inscrits en catégorie A, le délai moyen de satisfaction des offres d’emploi et le nombre d’entrées en formation achetées par Pôle emploi.
« S’agissant du délai de satisfaction des offres d’emploi, trois départements de notre région (le Cher, l’Eure et Loir et le Loir et Cher) se situent à ce jour dans le TOP 5 des départements les plus performants de France » se félicite Marika PETIT, responsable du service « Accès et retour à l’emploi » à la DIRECCTE Centre. Ce résultat s’explique en grande partie par une meilleure priorisation et gestion des échéanciers de traitement des offres impulsées par la Direction régionale de Pôle emploi.

(1) Cette contribution sera en effet modulée selon la part de salariés en alternance employés (de 1 à 4%) et au-delà de 4% les entreprises percevront un bonus

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