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On ne naît pas manager, on le devient

| Publié le 5 octobre 2018 | Dernière mise à jour le 9 octobre 2018
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Après un diagnostic de terrain réalisé par le cabinet Actiforces, un parcours sur-mesure en direction des managers de proximité du commerce et de la distribution a pu être programmé grâce au financement du FORCO [1] et de la Direccte Centre-Val de Loire, à travers un EDEC [2].

« Ce secteur a considérablement évolué ces dernières années, notamment avec de nouveaux métiers et de nouvelles activités au sein des magasins », constate Guillaume Leleu, chef de projet et consultant Actiforces, à qui a été confié, en 2017-2018, cet accompagnement sur-mesure en direction des managers de proximité évoluant dans la grande et moyenne distribution.
« L’autre constat, c’est que les managers de proximité (chefs de rayons ou de secteurs) sont pas ou peu formés au management, poursuit-il. Dans ce secteur, il y a beaucoup d’évolutions possibles, avec des nominations se faisant parfois sans formalisme (fiches de postes, annonces aux équipes…) ; ces nouveaux managers sont parfois des personnes entrées en job d’été, ayant monté très vite les échelons, passant de collègues à chef... ».
Un constat que la délégation régionale Centre-Val de Loire du FORCO avait fait remonter du terrain. D’où cette sollicitation de la Direccte, dans le cadre d’un EDEC, pour aider à développer les compétences collectives en termes de management. « Certains dirigeants, sur le terrain, constataient une difficulté d’accompagnement et témoignaient leur volonté de structurer et de muscler la ligne managériale de leurs entreprises », remarque Marion Biju, déléguée régionale Forco. « Aujourd’hui, on ne peut plus se permettre de ne pas former l’encadrement de proximité. Le management, ça s’apprend. Il y a des obligations, autour des entretiens notamment, et nous sommes sur du comportemental : savoir dire les choses, mettre des limites, motiver ses équipes... Il existe des outils à mettre en œuvre, des clés d’accompagnement. »

Une démarche courte, régulière, concrète et participative


D’où cette session de formations proposée à 14 magasins du réseau U en région Centre, de tailles très différentes (de 20 à 200 salariés). « Le cahier des charges de cette action prévoyait une démarche courte, mais avec de la régularité, concrète et participative", reprend Guillaume Leleu, qui connaît bien la nécessité d’un résultat immédiat dans la grande distribution. « Des groupes de travail mêlant dirigeants et managers, entre magasins, ont permis des échanges d’expérience et des solutions concernant des thématiques diverses : gestion du temps, transmission des informations, délégation de tâches… Tout ce travail a permis de décloisonner les rayons et les hiérarchies. En magasin, souvent, les activités ne se mélangent pas, il y a des amplitudes horaires et des rotations des personnels qui ne favorisent pas les échanges. »
Parmi les bénéficiaires de cet accompagnement, Sébastien Riotte, le directeur de l’Hyper U de Baule (45), qui avait inscrit 19 responsables de son équipe. « Ils font un métier difficile. En plus de l’’amplitude horaire, les managers ont différentes casquettes : ils doivent assurer sur le management, le développement commercial, apporter des nouvelles idées, bien communiquer… »

Questions ouvertes, importance de la reformulation…


Cédric Vanacker, chef de secteur du magasin, ayant trois rayons à sa charge (textile, bazar libre service, bazar à services) et une vingtaine de personnes à manager, abonde en ce sens… « On acquiert des expériences, au fil des années et des missions, mais ce type de formation permet de bénéficier à la fois d’échanges d’expériences et de techniques, d’outils, pour mieux conduire des entretiens, encourager ses collaborateurs, ne peut pas être dépourvu dans certaines situations… Par exemple, depuis, je ne pose plus de questions fermées, afin que le collaborateur puisse développer. J’ai également appris l’importance de la reformulation, pour s’assurer que les choses sont bien comprises, dans un sens comme dans un autre. »
Le bilan de cette action est largement positif. « C’est un premier pas, on a posé la première pierre à l’édifice", conclut Marion Biju. "On voulait donner le déclic, pour ensuite aller plus loin dans les accompagnements, avec des rencontres, échanges de bonnes pratiques… ».

Notes

[1l’OPCA du Commerce et de la distribution

[2Engagement de développement des emplois et des compétences

 
 
 

 
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