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« PIA Filières » : des projets pour révolutionner l’industrie régionale

| Publié le 2 octobre 2019 | Dernière mise à jour le 7 octobre 2019
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Favoriser la transition de l’économie régionale vers les marchés et les emplois du futur, telle est l’ambition du PIA Filières. Deux grands projets ouvrent la route : FAMAD à Bourges et BEAUTYHUB à Chartres.

Le volet « accompagnement et transformation des filières » du PIA (Programme d’Investissements d’Avenir) que l’Etat et le Conseil régional mettent en œuvre en faveur des entreprises du Centre-Val de Loire a pour finalité de renforcer la compétitivité et l’innovation des filières stratégiques. Ils ont prévu d’y investir à parité 7 millions d’euros. A l’issue du premier appel à projets (AAP) 2018 ont été retenus les projets FAMAD et BEAUTYHUB, portés respectivement par le CETIM Centre-Val de Loire et la Cosmetic Valley.

Promouvoir la fabrication additive métallique

FAMAD (Fabrication Additive Métallique pour l’Aéronautique et la Défense) vise, sur 3 ans, à accompagner 15 entreprises dans leur mutation vers l’industrialisation de pièces en fabrication additive métallique, « une révolution technologique qui remet en cause les modèles de fabrication traditionnels », indique Olivier Leroux, directeur du CETIM (Centre technique des industries mécaniques) Centre-Val de Loire. Cette technique repose aujourd’hui sur la fusion laser sélective sur lit de poudre métallique, afin de réaliser des pièces complexes pour des secteurs industriels variés.


Le projet doit aussi permettre de proposer une autre technique, dite « MELD », permettant la mise en forme sans fusion de matériaux qui ne résistent pas à la fusion. Pour former et aider les industriels à évaluer leur besoin, il leur est proposé de réaliser des pièces test et de travailler ainsi sur les différents aspects de transformation des pièces jusqu’à la maîtrise du procédé.
Cette phase de test se déroule à Bourges sur une plateforme mise à la disposition des industriels par le CETIM, en partenariat avec Polytech Orléans et l’INSA Centre-Val de Loire. Celle-ci comprend des machines de fabrication additive, des moyens de post traitement, des compétences et des moyens d’investigation. « Notre projet ne porte pas que sur l’intégration de nouvelles technologies, précise Olivier Leroux. Il concerne aussi l’adaptation de l’humain, le changement dans la façon de concevoir des pièces et dans la manière de travailler ensemble au sein de l’entreprise, ainsi qu’avec les clients et les fournisseurs, notamment grâce à de nouveaux outils numériques ».

Développer l’innovation dans le maquillage

Le projet collaboratif BEAUTYHUB a, lui, pour ambition d’aider au développement de la filière maquillage, secteur très porteur à l’international, à l’horizon de 2025. « La France est le premier exportateur mondial de produits cosmétiques, un secteur qui pèsera plus de 700 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2025 et a un taux de croissance annuel de 6 à 7  %, rappelle Christophe Masson, directeur général de la Cosmetic Valley. Cette filière, fleuron de l’économie française, 2ème contributrice de notre balance commerciale après l’aéronautique, doit aujourd’hui faire face à une concurrence en plein essor sur le marché du maquillage (Corée du Sud, Japon, Italie…). Or c’est le rôle de la Cosmetic Valley, créée il y a 25 ans, labellisée pôle de compétitivité en 2005, qui fédère plus de 600 entreprises dans toute la France, de développer la compétitivité de ce secteur. Pour cela, nous favorisons le lien entre la recherche publique et les entreprises, organisons en octobre la 5ème édition du Salon mondial de l’innovation cosmétique à Paris et allons ouvrir en 2022, en plein cœur de Chartres, la Maison internationale de la cosmétique ».
Cette maison va héberger dès le 1er trimestre 2020 le BEAUTYHUB dédié à l’innovation dans le maquillage, fondé par 10 entreprises. « Il aura deux grandes missions, indique Christophe Masson : accompagner des startups axées sur l’innovation dans le maquillage et donner aux industriels de la cosmétique accès aux technologies de pointe dans un lieu neutre, où ils disposeront de prototypes et de machines innovantes pour se former et réaliser des tests ».

Un second AAP tout aussi prometteur

Le second AAP Filières, lancé en 2019, s’est traduit dans un premier temps par un appel à manifestation d’intérêt (AMI) qui a pris fin le 13 septembre. A ce jour, 3 pré-dossiers ont été déposés au titre de cet AMI, avec notamment un atelier technique de sensibilisation aux technologies du futur pour les PME-PMI et une plateforme pour le développement de l’économie circulaire dans la construction. L’audition des porteurs de pré-projet doit être réalisée en octobre par un comité composé de l’État, du Conseil régional et de Bpifrance. La sélection finale est prévue en décembre.

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