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Sinistralité au travail des jeunes en région Centre-Val de Loire

| Publié le 10 août 2016
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Dans le cadre de la rédaction du 3ème "Plan régional santé au travail" 2016-2020", la Direccte a confié à l’Insee une étude sur l’accidentologie des jeunes au regard de leurs emplois et a commandé à l’Observatoire régional de la santé (ORS) une recherche documentaire sur la santé et les conditions d’emploi des jeunes. Le point sur les principaux résultats de ces deux investigations.

Plus d’accidents de travail parmi les jeunes

En Centre-Val de Loire, 200 000 actifs ont moins de 30 ans, soit 20 % de l’emploi régional. Quelle est leur exposition aux risques d’accidents du travail ?

-  Les jeunes salariés sont plus exposés dans la région qu’en moyenne de la France de province (33,8 accidents du travail par million d’heures rémunérées, contre 33,4) ;
- la nature de l’appareil productif régional contribue à la fréquence des accidents, les jeunes étant nombreux dans les secteurs les plus exposés aux risques professionnels : construction, activités de transport et entreposage, intérim ;
- nombreux dans la région, les jeunes ouvriers sont plus souvent victimes que les employés ou les cadres ;
- les jeunes intérimaires, les apprentis, essentiellement ouvriers, travaillent dans des secteurs accidentogènes. Ils cumulent les caractéristiques favorisant une exposition aux risques.

Consultez le 4 pages "Des jeunes salariés davantage exposés aux accidents du travail" - Insee Analyses Centre-Val de Loire N°27 - juillet 2016

Mieux appréhender la santé au travail des jeunes

A la demande de la Direccte, l’ORS a tout d’abord effectué une recherche pour synthétiser les problématiques les plus prégnantes concernant la santé et les conditions de travail des jeunes.
Il ressort que de nombreuses études mettent en évidence les difficultés d’insertion des jeunes, la fréquence des périodes de chômage, et plus généralement, la précarité de leurs situations face à l’emploi.

Avant 25 ans, près d’un jeune sur deux a un statut précaire


La plus forte présence des jeunes dans certains métiers ou secteurs d’activité et la précarité des emplois ont des conséquences directes en matière d’exposition aux facteurs de pénibilité, aux accidents du travail et aux risques psycho-sociaux.

L’insécurité de l’emploi joue une rôle clef en tant que facteur de stress ayant un impact négatif sur la santé psychologique


Ensuite l’ORS a tenté d’identifier des actions ou expérimentations conduites dans le but d’améliorer la santé des jeunes au travail.
Les principaux types d’actions repérées concernent :

  • L’intégration de la santé/sécurité au travail dans l’éducation et les lieux de formation,
  • L’encadrement et l’accueil des jeunes en entreprise,
  • Les campagnes publiques d’information et de sensibilisation.
    Celles-ci ont eu lieu a plusieurs reprises au Québec au Danemark ainsi qu’en Belgique. En France, des programmes d’action à destination des jeunes travailleurs ont notamment été menés par la filière BTP ainsi que par des acteurs publics (Rectorat, Carsat, Conseil régional) de la région Bretagne.
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