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Soutenir l’entreprenariat dans les quartiers sensibles

| Publié le 24 février 2015
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Comment promouvoir davantage entrepreneuriat auprès des habitants de ces quartiers et comment mieux les accompagner lors de la création de leur entreprise ? Tel était le thème de la 6ème rencontre régionale des opérateurs du dispositif NACRE coordonnée par la DIRECCTE et la CDC qui s’est tenue le 7 octobre 2014 à Orléans.

Plus de 2700 porteurs de projets, demandeurs d’emploi dans 9 cas sur 10, sont entrés dans le dispositif NACRE en région Centre depuis mars 2009. L’Etat et la Caisse des dépôts et consignations (CDC), tous deux co-financeur du dispositif, ont signé en septembre dernier une convention nationale qui prévoit d’augmenter la part des bénéficiaires NACRE résidant dans les quartiers prioritaires de 5% à 11% à l’horizon 2015. Or, en région Centre, ce taux atteint 2%.

Mieux mobiliser NACRE dans les quartiers

Il était donc opportun, au moment où les nouveaux contrats de ville sont en cours d’élaboration, de réunir toutes les structures locales de soutien à la création d’entreprise afin de mieux cerner les besoins des porteurs de projets présents sur ces territoires urbains et de mieux faire connaître et mobiliser NACRE en complément des autres dispositifs.
Premier constat : les personnes potentiellement intéressées par un projet de création sont souvent en situation de précarité. « Beaucoup de gens ne sont pas prêts à formaliser tout de suite leur projet » précise une animatrice de Cité Lab (1) à Bourges. « Il doivent souvent suivre préalablement un complément de formation et se doter d’un petit capital ». Cette phase de gestation est donc souvent longue car elle implique un travail important sur le projet professionnel. Deuxième spécificité de ces créateurs potentiels : les fonds mobilisés au départ sont souvent peu importants et beaucoup d’entre eux optent pour le statut d’auto-entrepreneur. Problème : pour bénéficier d’un prêt NACRE, il faut impérativement disposer d’un prêt bancaire, prêt que n’ont pas obtenu ou même demandé bon nombre d’auto-entrepreneur. « J’ai dû solliciter un prêt bancaire pour être éligible à NACRE » précise le fondateur de Planet ADAM(2) à Orléans. « Mais je n’en avais pas réellement besoin ! ».

NACRE : un accompagnement post création de qualité

En fait, un des objectifs de NACRE est bien de « bancariser » les projets de création, gage d’un bon démarrage de l’entreprise. NACRE exclut donc de fait bon nombre de micro-projets portés par des auto-entrepreneurs. « N’oublions pas que ce dispositif a aussi pour finalité la création d’emplois au-delà du simple poste du chef d’entreprise » rappelle le directeur de Centre Actif (3) « et que la qualité de la relation bancaire est primordiale pour la réussite du projet ».
Au final, la vraie plus-value de NACRE est bien la qualité de l’accompagnement post-création qui se déploie sur une période de 3 ans. Les opérateurs NACRE ont donc tout à gagner à mieux faire connaître cette spécificité à tous acteurs de terrain de la politique de la ville. Ceux-ci apportent pour leur part un vrai savoir-faire dans l’aide à l’émergence des projets et dans l’accompagnement social, parfois nécessaire pour certaines personnes.

(1)  : Structure d’aide à l’émergence de projets dans les quartiers
(2)  : Association de Détection et d’Accompagnement des Micro- entrepreneurs des quartiers
(3)  : Opérateur NACRE proposant aussi des garanties bancaires

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