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Emplois d’avenir : une seconde chance pour des jeunes pas ou peu qualifiés

| Publié le 15 mai 2013 | Dernière mise à jour le 30 mai 2013
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Lancé fin 2012, le dispositif des emplois d’avenir progresse plus vite en région Centre qu’au niveau national.

Au 6 mai 2013, 904 contrats ont d’ores et déjà été conclus pour un objectif régional de 3750 signatures à fin 2013.
Destinée essentiellement aux employeurs publics ou associatifs, la mesure est aussi mobilisable par des entreprises du secteur marchand (375 contrats leur sont actuellement réservés) dans certains domaines d’activités identifiés comme porteurs d’emploi en région Centre.

Le secteur marchand aussi concerné

Le 15 février dernier, un arrêté préfectoral régional a listé 4 secteurs éligibles aux emplois d’avenir dans le secteur marchand  : « transport et entreposage », « santé et action sociale », « industries
manufacturières » (alimentaires, chimiques et pharmaceutiques) et « construction ».
Auxquels il convient d’ajouter les branches professionnelles ou entreprises s’étant engagées dans le dispositif via des conventions
cadres nationales
(ex : organismes HLM, La Poste, SNCF…).

Les employeurs privés qui ont recours à un emploi d’avenir bénéficient d’une aide de l’état pour 3 ans à hauteur de 35% (75% pour le secteur non marchand) de la rémunération brute mensuelle du SMIC. Mais ils doivent proposer au jeune des actions de formation et une perspective d’insertion professionnelle durable.

Pour des secteurs d’activité confrontés à des difficultés de recrutement,
cette mesure peut être attractive.
Près de la moitié des employeurs sont des associations.
Le dispositif emplois d’avenir n’en demeure pas moins ciblé en priorité sur des employeurs de la sphère publique ou parapublique.

Début mai, le profil des bénéficiaires du dispositif en région Centre est le suivant : presque 88% des jeunes recrutés, conformément à l’objectif de ce type de contrat, sont pas ou peu qualifiés (sans
diplôme ou niveau BEP-CAP) et 95% sont titulaires d’un contrat à temps plein.
Par ailleurs, 57% d’entre eux sont des jeunes femmes et 4% des jeunes travailleurs handicapés. 14% résident en zones urbaines sensibles (ZUS) et plus d’un quart en zone de revitalisation rurale (ZRR).
Enfin, 39% des employeurs sont des associations.
Arrivent ensuite les collectivités territoriales (31%) et les établissements publics sanitaires (27%).

Un impératif : la formation du jeune

L’enjeu est bien d’assurer à terme la professionnalisation
des jeunes recrutés
.
L’employeur doit donc définir avec soin le poste sur lequel il souhaite mobiliser un emploi d’avenir en ayant une vision claire du métier vers lequel le jeune pourra évoluer. En effet, il a la responsabilité d’élaborer
à la signature du contrat, avec le soutien des opérateurs locaux (Pôle
emploi, Missions locales et CAP Emploi), un parcours prévisionnel de formation qui tienne compte du poste proposé et de l’expérience
du jeune.
Plusieurs types de formation peuvent être mobilisés : remise à niveau, adaptation au poste de travail, formation pré qualifiante ou qualifiante.
Leur financement repose en premier lieu sur les organismes paritaires de collecte agréés (OPCA) pour les employeurs de droit privé, le CNFPT intervenant pour la formation des salariés des collectivités territoriales.

Parallèlement, la Région Centre et l’Etat ouvrent aux jeunes recrutés les dispositifs d’acquisitions des savoirs de base (Visas « libres-savoirs », programme « compétences clefs » …) ainsi que l’offre
régionale de formation existante.

Un soutien et un suivi personnalisé

Les Missions locales et les Cap emploi s’engagent à assurer un suivi personnalisé des jeunes en « emploi d’avenir » et à établir des bilans réguliers avec les employeurs jusqu’au terme du contrat.
Les associations employeuses en région Centre bénéficient d’ores et déjà de conseils personnalisés pour faciliter l’intégration des jeunes et la pérennisation de leurs postes.
Un guide « créez, puis pérennisez un emploi en contrat aidé » va d’ailleurs être prochainement mis en ligne par le C2RA (Centre régional de ressources et d’animation auprès des associations).

Des assouplissements
pour lever certains freins les premiers mois de mise en oeuvre ont mis en évidence la nécessité d’assouplir le dispositif dans certaines situations :
  • Possibilité de prescrire des contrats d’une durée d’un an renouvelables, là où un engagement de 3 années d’emblée ferait hésiter les employeurs,
  • Possibilité de recourir au temps partiel, en fonction de la situation du jeune mais aussi lorsque cela paraît nécessaire pour lever certaines réticences des employeurs à recruter,
  • Mise en oeuvre d’une souplesse sur la formalisation initiale des actions de formations à la signature des contrats (les employeurs doivent s’engager sur le principe de la formation mais le parcours précis de formation ne peut souvent être explicité qu’après la signature du contrat).
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